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CONNAISSANCES ACTUELLES

Le cancer du col de l’utérus et de l’endomètre

Le cancer du col de l’utérus est le troisième type de cancer le plus fréquent chez les femmes. Bien que des progrès aient été réalisés, son pronostic n’a pas changé de façon spectaculaire et la mortalité approche encore les 50 %. Quant au cancer de l’endomètre, il s’agit de la sixième malignité cause la plus fréquente de cancer chez les femmes dans le monde, avec une incidence estimée à environ 300 000 nouveaux cas. Si le pronostic pour les femmes atteintes d’une maladie à un stade précoce est encourageant, les patientes atteintes de cette maladie à un stade avancé présentent un risque élevé de rechute.

Malgré les avancées, les thérapies actuellement disponibles ne permettent pas encore suffisamment de ralentir plus efficacement la progression de la maladie, de prolonger la survie et/ou d’améliorer significativement la qualité de vie des patientes. Dans ce sens, et sur la base de résultats cliniques récents, la Food and Drug Administration a autorisé récemment  la mise sur le marché aux États-Unis une nouvelle classe de médicament, les immunothérapie et notamment  un anti-PD1, le pembrolizumab, pour les patientes atteintes d’un cancer carcinome du col de l’utérus récurrent ou métastatique avec progression de leur maladie après chimiothérapie. Mais, en France,  les traitements disponibles à ce jour restent très limités. Il existe un besoin médical persistant de traitements anticancéreux efficaces ciblant de manières sélectives les cellules cancéreuses.

La Nétrine et les récepteurs à dépendance

Le développement d’agents qui rétablissent et/ou activent les voies apoptotiques (mort cellulaire) spécifiquement dans les cellules tumorales est une stratégie thérapeutique intéressante dans le cadre d’une administration conjointe à la chimiothérapie de base et/ou à l’immunothérapie. Certains récepteurs dits « à dépendance» (RDs) sont capables de s’activer en absence de leurs ligands, empêchant ainsi la mort cellulaire par apoptose tel que les récepteurs à la Netrine-1. Le développement des inhibiteurs de récepteurs à dépendance pourrait être une option thérapeutique privilégiée pour ces patientes.  Le NP137, anticorps monoclonal humanisé d’isotype IgG1 dirigé contre la Nétrine-1, est le premier candidat médicament développé par la start up Lyonnaise, NETRIS Pharma, société de biotechnologie créée en 2008 en France.

Pourquoi l’essai GyNET?

Les données précliniques et cliniques collectées à ce jour justifient la pertinence de la conduite d’un essai clinique chez des patientes présentant un carcinome du col de l’utérus ou de l’endomètre localement avancé ou à un stade métastatiques afin d’évaluer la tolérance et l’efficacité du NP137 combiné au pembrolizumab et à la chimiothérapie actuellement proposée en France.

Cet essai de Phase I/II dont le promoteur est Netris Pharma,  est coordonné par le Pr Isabelle Ray-Coquard et par la cellule promotion de la DRCI du CLB. 240 patientes pourraient participer à cet essai dans 12 à 16 centres investigateurs en France en collaboration avec le Groupe GINECO (Groupe d’Investigateurs National des Etudes des Cancers Ovariens et du sein).

L’étude GyNET au cœur du projet DEPGYN

Cette étude clinique s’inscrit dans un projet global DEPGYN qui bénéficie d’une aide de l’état via l’ANR dans le cadre d’une subvention de Recherche Hospitalo Universitaire [ANR- 18-RHUS-0009]. Le consortium du projet DEPGYN repose sur un partenariat public/privé entre 4 partenaires apportant des compétences spécifiques et complémentaires:

  • Le Centre Léon Bérard (expertise Clinique),
  • Netris Pharma (propriétaire de NP137) ;
  • DEEPLINK (développement de la solution MIRIO entièrement intégrée à l’infrastructure SISRA (Système d’Information pour la Santé en Rhône-Alpes) et permettant une relecture facilitée et standardisé des évaluations tumorales)
  • Le Centre de Recherche en Cancérologie de Lyon (CRCL, UMR Inserm 1052 CNRS 5286 – Centre Léon Bérard) (expertise de recherches translationnelles en cancérologie)

Centres participants

15 centres participeront à l’étude GyNET et recruteront des patientes, selon des critères strictes d’inclusion.

Vous trouverez dessous la liste de ces centres, et à gauche leur localisation sur le territoire (en vert, les centres ouverts!).

Liste des centres participant à l’étude:

  • Centre Léon Bérard, Lyon
  • Centre Eugène Marquis, Rennes
  • Institut Claudius Regaud, Toulouse
  • Hôpital de la Croix Saint-Simon, Paris
  • Institut Gustave Roussy, Villejuif
  • APHP COCHIN, Paris
  • Institut Paoli-Calmettes, Marseille
  • Centre François Baclesse, Caen
  • Institut de Cancérologie de l’Ouest (ICO), Saint Herblain
  • ICM – Val d’Aurelle, Montpellier
  • CHU Jean Minjoz, Besançon
  • Institut Bergonié, Bordeaux
  • Centre Oscar Lambret, Lille
  • Centre georges François Leclerc, Dijon
  • Institut Curie – Site Saint Cloud, Paris

Les centres ouverts

A ce jour (Mars 2022), onze centres sont ouverts.

SPONSOR de l’essai: NETRIS Pharma

INVESTIGATEUR PRINCIPAL: Pr Isabelle Ray-Coquard

       CENTRE LEON BERARD

  • 28 rue Laënnec
  • 69373 Cedex 08